samedi 21 janvier 2017

Fils-des-brumes


Saga : Fils-des-brumes
Tome 1 : L'Empire Ultime
Auteur : Brandon Sanderson
Editions : Le livre de poche
Genre : Fantasy
Prix : 9.60
928 pages
Synopsis :
Les brumes règnent sur la nuit,
Le Seigneur Maître sur le monde.
La jeune Vin ne connait de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de 1000 ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux.
Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un combat sans merci. Car Kelsier, revenu de l’enfer, nourrit un projet fou : renverser l’Empire.


Mon avis :

Cela fait  déjà un petit moment que cette saga me fait de l’œil. Attirance vite confirmée par les nombreuses critiques élogieuses vues ou entendues par mon entourage.
C'est donc avec une réelle curiosité que j'entrais dans ce nouvel univers bien alléchant.

L'histoire et l'atmosphère de ce premier tome est un plus non négligeable n'ayant encore jamais lu un roman de ce genre. Je voue toujours une admiration à ces auteurs qui fourmillent d'imagination et arrive à nous créer des mondes aussi riches et palpitants. Surtout lorsqu'il s'agit de Fantasy ou de Science Fiction. C'est peut-être pour cela que ces univers m'attirent autant...

Bien que j'attaquais la première partie de la saga avec impatience, j'ai toutefois un petit bémol pour le début de l'histoire.
Mon envie de savoir m'a peut-être un peu trop poussée vers cette micro déception et mon impatience s'est payée dans le manque de dynamique (pour moi) des premiers chapitres. Je n'ai véritablement accroché qu'à partir de la 200ème pages, d'ou ma frustration passagère...

Si je suis juste avec moi-même, je ne peux pas m'arrêter à cette petite remarque tant le reste est excellent.
Les personnages, pour commencer, sont très intéressants. J'aime leurs caractères, bien définit, qui nous les rendent sympathiques, valeureux et pour certains, cruels. Les deux héros de l'histoire (Kelsier et Vin) sont charismatiques et fragiles à la fois. Et j'ai aimé leurs histoires, passé présents, et peut-être à venir.
Leurs pouvoirs si originaux, emprunts de nouveauté, nous laisse apercevoir bon nombres de péripéties dans le prochain tome. Là encore, la jeune Vin, me semble promise à un future épique ! Malgré ses doutes, ses émotions et son passé difficile.

Je crois n'avoir jamais lu une histoire de ce genre si l'on se réfère à de la Fantasy pure. Je ne pense toutefois pas être une lectrice assidue et exclusive à cette catégorie d'où, peut-être, mon manque de connaissance, et ma surprise ravis face à cette oeuvre.
Cependant, je pense que l'intrigue est unique, et bien faite, et qu'elle sait nous allécher, nous appâter et nous faire succomber.

Autre petite remarque, ce premier tome à une fin et j'aime assez cette idée de point final à une aventure. Bien qu'elle débouche sur quelque chose de plus grand encore que cet opus...

Une seule chose à dire dans ces cas là... Vivement la suite !



Ma note : 17/20

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Tome 2 : Le Puits de l'Ascension
Prix : 10.60
1070 pages
Synopsis :
Le Seigneur Maître est tombé.
La guerre peut commencer.
En mettant fin au règne brutal et millénaire du tyran, ils ont réalisé l’impossible.
À présent, Vin la gamine des rues devenue Fille-des-Brumes, et Elend Venture le jeune noble idéaliste doivent construire un nouveau gouvernement sur les cendres de l’Empire. Mais trois armées menées par des factions hostiles, dont celle des monstrueux koloss, font le siège de Luthadel. Alors que l’étau se resserre, une légende évoquant le mystérieux Puits de l’Ascension leur offre une lueur d’espoir.
Et si tuer le Seigneur Maître avait été la partie la plus facile ?



Mon avis :

C'est avec une impatience débordante, que je m'embarque vers ce second tome. Bien, qu'aillant du attendre quelques mois pour  pouvoir dévorer la suite.

Je retrouve avec plaisir Vin et sa bande. Suite à la fin prémédité du Seigneur Maître, Elend Venture, le compagnon de notre fille des brumes, est élu roi, succédant au tyran. Mais alors que le royaume cherche la paix, deux armées font marches vers Luthadel, capitale du dominat central... Leur but : trouver l'atium, l'un des métaux rares et précieux servant à l'allomancie.

Comme pour le précédent opus, j'aurais peut-être un léger bémol concernant le rythme des premières pages.
J'ai mis un peu de temps à retrouver l'engouement de l'histoire précédente. Cherchant à comprendre les méandres d'un gouvernement et essayant de me rappeler les personnages secondaires. Bien qu'assez charismatiques, je ne me souvenais plus des pouvoirs de chacun. Mais tout met revenu rapidement, et j'ai pu m'immerger dans l'histoire.

Alors que l'auteur exploitait l'esclavage et la révolution, dans le tome 1, nous assistons, cette fois-ci, à la conquête d'un trône. Une guerre sans merci qui ne nous laisse aucun répit. Car si les premiers chapitres sont plutôt mous, la dynamique s'accélère considérablement au fils de notre lecture. l'avidité m'a prit aux trippes, et ne m'a plus quitté jusqu'à la dernière ligne.

Je crois l'avoir déjà signaler dans ma précédente critique, mais il y a un personnage secondaire qui m'a vraiment intéressé. Ce sentiment n'a eu de cesse de s'étoffer. Sazed, l'un des gardiens des souvenirs (si l'on peut l'appeler ainsi), nous apporte matière à questionnement. La découverte d'un texte, dans les premières pages, déclenche une série d'événements qui nous laisse, à chaque instant, perdu est dévorant de curiosité.
J'aime ce personnage brave et solitaire, qui pour préserver le savoir de ses ancêtres, est prêt au sacrifice de sa vie. C'est l'un des amis courageux et fort qui entoure Vin et Elend, tout au long de cette lecture et j'en ai aimé chacun d'entre eux.

Pour mon plus grand plaisir, Vin devient, au cours de ma lecture, cette femme charismatique aux pouvoirs extraordinaires que j'espérais. Je n'ai pas été déçue de la voir grandir, s'épanouir et découvrir des instincts qu'elle ne pouvait pas imaginer avoir. Je suis d'ailleurs certaines (enfin je croise les doigts) qu'elle n'en a pas terminé de nous surprendre. Elle est, selon moi, la clef de tout...

Et le final ! Quel fin ! J'ai adoré les combats ; j'ai plébiscité les instants où Vin est grandiose ; j'ai adoré cette complicité entre elle et Eden, je l'ai d'ailleurs aimé en roi ; j'ai trouvé que certains morts étaient salutaires ; j'en ai regretté quelques uns... et ce texte sorti d'un passé bien surprenant...

Que faire à part lire la suite ! Foncez !

 Ma note : 18/20

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Tome 3 : Le héros des siècles
Prix : 10.90
1032 pages 
Synopsis : 
Pour mettre fin à la tyrannie, Vin a tué le Seigneur Maître.

Mais en essayant de fermer le Puits de l’Ascension, elle a laissé s’échapper une des formes maléfiques de l’Insondable. Depuis, ses Inquisiteurs et les brumes font toujours plus de victimes, tandis que les cendres qui tombent du ciel sont devenues incroyablement lourdes, menaçant d’ensevelir le pays et d’affamer les hommes. Vin et l’empereur Elend Venture espèrent sauver ce qui peut encore l’être. Mais pour cela, ils devront découvrir les derniers secrets du Seigneur Maître : l’ultime cachette d’atium, le plus puissant métal des Fils-des-Brumes, et l’identité du Héros des Siècles.


Mon avis :

Je n'ai pu résister à l'envie d’enchaîner la suite à ma lecture du tome 2. Quel plaisir de ne pas avoir à attendre de connaitre enfin le dénouement ! 
Il m'aura fallu, tout de même, plusieurs heures, pour dévorer les 1000 pages de ce dernier opus, mais quel régal ! 
Voilà une saga qui restera dans ma mémoire. 

J'avais laisser Vin et sa bande, suite à la bataille de Luthadel, la capital de Dominat central. La victoire acquise dans le sang à laissé des traces, et le temps s'est écoulé depuis.
Mais la quête de la jeune femme ne fait que débuter et trouver la cachette de l'atium, pour détruire Ravage, devient de plus en plus important pour leur survit. La fin du monde est proche.

Le troisième tome début donc là. Sous une pluie de cendre, dans un petit village, face à une armée de Koloss, près au massacre. 
Et dès lors, ma lecture ne fut plus qu'une succession percutante d’événements et de révélations toutes plus inattendues les unes aux autres. Ma soif de savoir en devenait entêtante, et je trouvais la moindre occasion pour lire quelques lignes.
J'attendais, avec une certaine appréhension, se dénouement tant espéré. Un point final qui porterait cette saga dans le rang de mes coups de cœur. Tant de fois j'ai souhaité lire les derniers mots, tant de fois je m'y suis refusée ! Une douce torture qui souligne le génie de l'auteur.

Je suis conquise ! Je suis extatique ! Je suis ravie !

Brandon Sanderson est brillant. Le dynamisme de ses mots, la finesse de ses personnages, leurs caractères, la description parfaite des scènes de combat, les nombreux moments de doute face à des situations quasis insurmontables. Chaque instant finement calculé, pour arriver à cette fin juste... parfaite !

Quel régal pour la lectrice que je suis !

Je pense m'arrêter là, pour ne rien vous dévoiler, mais si je peux vous donner un conseil : Lisez cette saga ! Vous ne serez pas déçu.



Ma note : 18/20


mercredi 18 janvier 2017

Contes des Royaumes


Auteur : Sarah Pinborough
Genres : Romance ; Conte
Edition : Milady
Prix : 0.90 centimes (Format e-book)
222 pages
Synopsis : 
Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux et tout en séduction.
Rappelez-vous l'innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d'amour sincère...
... et à présent ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu'elle n'a jamais été révélée ...





Mon avis :

Pour tout vous dire, depuis sa sortie, je suis attirée par ce roman. Mais alors que les critiques, à son sujet, étaient plutôt décevantes, je me retrouvais toujours, le livre en main, à chaque fois qu'il croisait ma route, puis, je le reposais. 
Mais il suffit d'une promotion sur les e-books, pour que je craque et m'achète la saga entière. Pas de culpabilité, au vu du prix (90 centimes l'unité), et pas de crainte face l'histoire, vu que je ne m'attendais à rien.

Et c'est peut-être pour cela que ma lecture ne fut pas si catastrophique. 

le thème de ce premier tome est un remake de Blanche-neige. Connu, exploité, filmé, dessiné, j'en ai vu presque toutes les adaptations, et bien que ma préférence aille pour le Disney, la version de Once upon a time (série qu'il m'arrive de regarder), est tout aussi agréable et surprenante. 
Poison, parle donc, à son tour, de l'univers de blanche-neige, des nains et de la méchante belle-mère la reine. 

Bien sûr la trame change quelque peu, et l'auteur préfère centrer son histoire sur la jalousie de la reine et le pourquoi de sa méchanceté. C'est d'ailleurs l'un des bons points de ma lecture. J'ai apprécié pouvoir observer l'évolution de cette femme, mariée de force à un homme plus vieux qu'elle, qui jalouse sa belle-fille de cette innocence qu'elle n'a plus. 
Le roi parti en guerre, la reine devient peu à peu froide et aigrit, ne supportant plus la liberté de la jeune fille. 
Vous connaissez l'histoire, Blanche-neige va mordre dans la pomme et tomber dans un profond sommeil. Là, rien ne change.

Mais alors, qu'est qui a bien pu pêcher dans ma lecture ? Pour faire simple : Blanche-neige. 

Je n'ai pas du tout eu d’empathie pour cette princesse. Pas d'attachement, une parfaite ignorance de ma part. Le peu de moment où elle croisait ma route, je n'ai éprouvé aucune émotion positive. De l'ennuie, c'est ce qui se rapproche le plus de mes sentiments à son égard.
Je n'ai pas compris son histoire (rapide) avec le chasseur, je n'ai pas aimé son effronterie face au reste du monde, son innocence est certes "intéressante", mais elle en devient antipathique et carrément effrontée. 
Libre, elle l'est. Mais son insouciance est agaçante. Et ne parlons pas des scènes érotiques, qui franchement étaient gratuites et n'apportaient rien à l'ensemble (heureusement pour moi, il y en a peu). 

Au final, je serais même presque tentée de dire que la fin est justifiée et mérite un bon point. J'attends de voir ce que donne la suite, qui, semble un peu plus élogieux... 

Ma note : 14/20

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A venir :


jeudi 12 janvier 2017

L'ombre du vent

Auteur : Carlos Ruiz Zafon 
Genre : Contemporaine
Edition : Le Livre de poche
637 pages 
Prix : 8.20
Synopsis :
Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du vent.


Mon avis :

Pourquoi n'ai-je pas lu ce livre plus tôt ! 
Voilà ce qui m'est passée par la tête suite à cette lecture. Ma deuxième pensée fut : Mon dieu que je l'ai aimé.

Tout commence doucement, si je peux employer ce terme. Un jeune garçon, et son père libraire, surmontent, comme ils peuvent, la mort d'une femme. La mère pour l'un, la compagne pour l'autre. Suite à la guerre, la vie n'a plus qu'un gout de cendre, les visages s'effacent des mémoires, et les souvenirs deviennent flous. 
Pour que Daniel retrouve le sourire, son père l’entraîne dans un lieu tenu secret. Un Cimetière de livres oubliés. Et parce que c'est une tradition, le jeune garçon à le droit d'en prendre un. Un roman qui va changer sa vie. L'Ombre du vent.

Je sors de cette lecture profondément chamboulée, émue et touchée. Je dois vous avouer que je cherche encore mes mots pour vous exprimer tout mon ressentie face à ce roman. 
Je ne l'ai pas lu, je l'ai dévorer. Je ne l'ai pas aimé, je l'ai adoré et savouré. 

L'histoire ne pouvait que me plaire. Imaginez, un cimetière de livre... Comment ne pas succomber à ce lieu mystique, magique et secret. Moi, lectrice avide et addictive, je rêverais de pouvoir découvrir un endroit pareil. Déambuler dans un labyrinthe de livres ; effleurer des couvertures entassées depuis des années par des hommes et femmes aussi passionnés que je le suis.

Et pouvoir, par instinct, saisir l'un d'eux, pour l'emporter chez moi. 
J'adorerais pouvoir faire ça. Qui ne le ferait pas ?!

Daniel, lui, choisi l'Ombre du vent. Un roman qui m'aurait très certainement plus de lire. Le jeune homme, captivé par l'histoire, ne va plus le lâcher jusqu'à la dernière ligne, et comme beaucoup d'entre nous, va exprimer un besoin vital d'en connaitre l'auteur. Lire tout ses romans, le comprendre, pour s'imprégner un peu plus encore de ses mots.

Mais voilà, l'homme a disparu, mort dans un règlement de compte. Et ce qui est des plus intriguant, toute son oeuvre est partie en fumée, détruite par une personne dont on ne sait rien.
Daniel, va essayer d'en connaitre la cause, et remuer des secrets qui l'aurait mieux valu ne pas déterrer...

L'intrigue début doucement, pour nous plonger progressivement dans un tourbillon de révélation plus tragique aux fils des pages. Comme Daniel, je n'ai pas pu lâcher ce roman, captive de ses mots, de ses périphéries, de ses révélations toutes plus folles les unes aux autres. Et bien qu'un fait me soit apparu assez logique dans le début  de ma lecture, j'ai eu ma part de surprise tout du long.


Les personnages, Daniel, Fermin et tous les autres, ont su à eux seuls me convaincre de les suivre jusqu'au bout. J'ai aimé ce jeune garçon, curieux et gentil, sa détermination et sa maladresse mon ravis ; j'ai rit au mot châtier de son acolyte, Fermin, son caractère enjoué, sa passion des femmes et son intelligence, mon fait succomber. J'ai adoré l'histoire de Juliane, cet auteur surprenant et solitaire ; j'ai détesté cet inspecteur fou et tortionnaire, qui m'a plusieurs fois révulser, et tous les autres...

Des personnages forts et imposants qui m'ont transporté...

Carlos Ruiz Zafon est un auteur talentueux qui m'a fait chaviré de la plus belle des manières. Et je gage que cette première lecture ne sera pas la dernière. J'ai hâte de pouvoir me plonger à nouveau dans cette imagination débordante, et cette plume envoûtante. Un conteur comme il y en a peu..




Ma note : 19/20

mardi 10 janvier 2017

La Moïra


tome 1 : La louve et l'enfant 
Auteur : Henri Loevembruck
Edition : J'ai lu
Genre : Fantasy
350 pages
Prix : 7.20
Synopsis :
Agée de treize ans, Aléa est une orpheline solitaire vivant de menus larcins. Elle dérobe un jour un anneau qui lui confère des pouvoirs étranges.
Serait-elle appelée à devenir le Samildanach, l’élu des druides à qui revient la charge de façonner l’avenir du monde ? Chassée par des hommes qui la craignent ou la vénèrent, Aléa doit d’abord apprendre à maîtriser ses nouveaux dons au plus vite…
Pendant ce temps, dans la forêt, Imala erre, seule. Rejetée par les siens, mise au ban de la meute, cette louve blanche cherche aussi sa place dans le monde. L’espoir de triompher d’un futur incertain suffira-t-il à réunir la louve et l’enfant ?

Mon avis :

J’ai pour principe de ne jamais faire comme les autres, et là encore, je le prouve. Je m’explique. Il y a quelques années, j’ai lu une trilogie du nom de Gallica. Alors que je terminais avec délectation, le dernier volume, je me suis renseignée sur l’auteur Henri Loevembruck. Et quelle découverte ! Avant Gallica, il y avait une autre trilogie, La Moïra.

Me voici donc face au passé de cette terre créée de toute pièce, avec des personnages bien différents, et pourtant si familiers.
J’ai eu, je le reconnais, quelques difficultés à ne pas faire de comparaisons. Et finalement, à la fin de ma lecture de ce premier tome, je ne peux que constater le côté plus fantastique de celui-ci.
La Moïra, est un roman passionnant dès les premières lignes, et je me suis surprise à le dévorer (bien que je sache déjà la fin de l’histoire, ayant eu un avant-goût dans mes précédentes lectures).
Mais qu’importe. Je ne connaissais pas ces personnages, et j’ai adoré Aléa, cette fille sauvageonne qui va devenir l’être le plus important de cette terre, où Imala, la louve solitaire, qui rencontrera bien des désillusions face aux membres de son clan ainsi qu’aux « verticaux » les hommes, qui soufflent le chaud et le froid en sa présence…

Aléa va, par une étrange rencontre, bouleverser sa vie. Alors qu’elle ne fait que survivre depuis sa plus tendre enfance, en essayant vainement de récolter de la nourriture à droite et à gauche, elle va découvrir un cadavre, enfouit dans la terre. En le touchant, Aléa va réveiller un pouvoir qui sommeillait depuis de longues années, l’entrainant dans une aventure dangereuse et prometteuse, ou le mal et le bien devront s’affronter…

Sur son chemin, elle rencontrera un Druide, Phelim, bien mystérieux, aux pouvoirs important ; un nain au prise avec des bannis qui lui cherche querelle ; une barde, Faith, douce et belle, une amie fidèle ; un Magistel, Galiad, un maitre d’arme à la lame acérée, qui se révèlera important dans la quête d’Aléa et enfin, Erwan, le fils du Magistel, qui lui volera son cœur…

Je ne peux oublier Imala. Car dans cette histoire, il y a deux personnages principaux. L’enfant… et la louve.
Dès le départ, elle est exclus de son clan, tout d’abord par l’étrangeté de la couleur de sa fourrure, d’une blancheur irréelle ; mais également par le conflit de dominance entre elle et la chef de la meute. Imala ne supporte pas l’autorité et les lois qui régissent son clan. Alors qu’elle est pleine, et attend des louveteaux, le groupe la rejette. Dans un clan, deux louves ne peuvent attendre des petits, encore moins lorsque l’une d’entre elle est la dominante attitrée. Imala, ne peut que subir, et voit ses nouveau-nés affamés, puis tués.
Blessée, elle s’enfuit, pour ne plus jamais revenir. Mais seule face à ce monde inconnu, Imala va devoir survivre…

Encore une trilogie qui va me rendre dépendante, je le crains. J'ai très envie  de me plonger dans la suite des aventures d'Aléa et Imala, même si je m'étais promis de ne plus m'acheter de livre...


Ma note : 17/20

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tome 2 : La guerre des loups
Auteur : Henri Loevembruck
Edition : J'ai lu
Genre : Fantasy
413 pages
Prix : 8.20
Synopsis :
La destinée d'Aléa se complique. L'île entière semble dépendre de ses actes. Et tous sur l'île veulent mettre la main sur la jeune fille : Maolmordha, qui lance à ses trousses un mystérieux guerrier revenu d'entre les morts ; le Conseil des druides, plus impliqué encore depuis le décès de Phelim ; le Grand-Druide Finghin, qui cherche à la protéger ; le comte Feren Al'Roeg, avide de la convertir... Même Imala, la louve blanche, à la tête d'une meute grandissante, semble suivre Aléa. Aléa, la fille de la terre. Aléa, qui a accepté son destin de Samildanach. Aléa, entre les mains de qui résident l'avenir et les souffrances de milliers de vies humaines et animales. Car la guerre est proche et gronde...

Mon avis :

Je retrouve avec plaisir Aléa est ses compagnons, dans un pays en guerre. Phelim mort depuis peu, la jeune fille se sent perdue, naviguant dans le monde de Djar et celui plus réelle de la Moïra. Erwan et son père Galiad ont disparu, un nouveau danger la menace, et les Druides veulent la voir morte. Un lourd poids pour une enfant de presque quatorze ans.

Pourtant, Aléa grandit, et s’endurcit. Au cours de sa quête pour la paix, elle est plus assurée. Peut-être un peu trop… Elle est le Samildanach, et se sent responsable de l’avenir des hommes et bêtes qui comptent sur elle.
Ses convictions se voit renforcés par ses amis, qui la soutiennent et la respecte. Pour elle, ils iront jusqu’au bout…

L’histoire prend une tournure plus soutenu au fils des pages. Un peu comme dans un échiquier, les pions sont installés minutieusement par l’auteur. On sent qu’une grande bataille arrive. Aléa  doit répondre aux questions qu’elle se pose. Des alliés surprenant la rejoignent, et des ennemis bien plus étonnants lui font face. Mais pour beaucoup, ils n’ont qu’un seul but : tuer cette enfant qui se dit être le Samildanach.

Comment dans le premier tome, nous suivons également la louve blanche, Imala. Personnage lié à Aléa, qui suit la jeune fille comme son ombre. Peu à peu, une confiance se créée et une relation fragile s’instaure. Imala est encore craintive, mais elle est curieuse et sent que cette jeune femme est importante pour elle.
J’ai aimé chaque moment en sa compagnie.

Alors que Phelim s’est éteint, un autre Druide défis le grand conseil, et part à la recherche d’Aléa pour lui apporter son soutien. Finghun est un jeune homme dévoué à La Moïra. Volontaire et déterminé à suivre le chemin qui est tracé devant lui, il répond présent à la cause d’Aléa et démontre une sagesse et un courage imperturbable.

Pour finir,
Un style toujours aussi percutant et envoûtant  Je me suis laissée porter par cette suite fantastique et j’ai très envie (même si je connais la fin) de terminer la boucle de cette trilogie.


Un livre, trois prophéties, un pays en guerre, et une reine dominatrice, cela confirme une lecture prometteuse. 


Ma note : 17/20

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tome 3 : La nuit de la louve
Auteur : Henri Loevembruck
Edition : J'ai lu
Genre : Fantasy
351 pages
Prix : 7.20
Synopsis :
Le dernier enfant du Saîman. Celle qui devra faire entrer Gaelia dans un âge nouveau. Car Gaelia se meurt. Sur l’île, partout, la guerre fait rage. On chasse même les loups ! Le feu de la haine déferle, nourri par les fanatismes religieux et la soif de pouvoir, pendant que la magie, lentement, disparaît. Oui, Gaelia se meurt, et le temps presse. Il faut sauver les silves, retrouver la louve blanche chassée par les hommes, comprendre le sens de la Moïra et des trois prophéties et surtout, surtout : préparer le monde de demain. Car dans l'ombre, Aléa sait qu'il l'attend. Maolmòrdha. Le Porteur de la Flamme des Ténèbres. Cette fois-ci, elle devra l'affronter. Seule. Une guerre, deux êtres, trois prophéties. Peut-on tout sacrifier au nom de la liberté ?

Mon avis :

C'est avec plaisir que je retrouve ce dernier opus d'une saga qui ne m'aura pas laisser indifférente.
Rappelez-vous, j'avais, pour mon plus grand malheur, lu la suite de cette trilogie, Gallica, avant La Moïra, et cela fut quelque peu... perturbant.A quoi bon lire un livre quand on en connait la fin ! C'est un peu ce que j'ai pensé en la débutant, mais en fin de compte, je ne suis pas du tout déçue de mettre forcée. 
Car si il faut bien relever une chose, pour ceux qui devraient être rassurer d'avoir fait comme moi, la fin de La Moïra n'est pas le début de Gallica ! Et j'en suis ravie !

Nous retrouvons donc Aléa un peu sonnée, face à la bataille qui vient d'être livrée. Un affrontement impitoyable qui engendre la perte d'amis chers à son cœur. Comment, alors qu'elle est elle-même gravement blessée, le Samildanach va t'elle pouvoir se relever ?! 
Une menace bien plus importante grandit sur les terres et une guerre entre les peuples s'annonce imminente.

Aléa doit trouver et comprendre les trois prophéties, pour vaincre le mal qui accroît son pouvoir, Maolmòrdha, un être vil et sans scrupule. Qui guette son heure et fait régner la terreur là où il passe. 
La jeune femme pourra-t-elle réunir assez d'homme pour le combat final ? Ses acolytes survivront-ils ? 
Et la louve... Trouvera-t-elle sa propre voie ?

Bien que ce tome 3 commence un peu trop lentement à mon goût, l'aventure d'Aléa et ses compagnons n'en est pas moins captivante. J'ai pris plaisir à la retrouver, jeune femme assurée, et admirée par son armée toute dévouée à sa cause. 
J'ai eu le sentiment que ce troisième roman était une sorte de périple retraçant sa quête passée. Elle revient dans son village d'enfance, recroise des personnes importantes qui ont fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui, pour arriver à ce final à la hauteur de mes espérances. 

Mais je dois vous avouer qu'il m'est arrivée d'être un peu perturbée, voir carrément apeurée... oui le mot est fort, mais quand on parle d'animaux et de mort dans une même phrase, moi cela m’hérisse les poils...
Suite à l'aide apportée par Imala et ses confrères les loups, dans le second tome, une battue est donnée par Maolmòrdha, qui ordonne l'extermination de tout les clans de Gaelia.
J'ai vécu pas mal de moment angoissant lorsque ma lecture passait à Imala. Va-t-elle survivre face à cette boucherie (oui car il s'agit bien de boucherie au vu de la façon dont les chasseurs prennent plaisir à les abattre) ? Je vous laisse bien sur le découvrir... 

Pour conclure cette saga, je ne peux que vous encourager à la lire. Elle restera dans mes souvenirs, et sans doute dans mon top ten si je devais en faire un, un jour. 
Aléa et Imala vont me manquer...



Ma note : 17/20

jeudi 5 janvier 2017

Book Haul


Bonjour à tous amis lecteurs !

Vive les cadeaux du Père Noel & co, qui ont agrandit ma pal de façon conséquente. J'adore le mois de Décembre Pour cela !
Il y a des suites, des classiques, de la romance, des mangas, un livre audio et j'ai même trouvé quelques E-Book à des prix très raisonnable. De quoi satisfaire ma soif de lecture.

La preuve en images :

  


 
   

  
 

J'aurais aimé en acheté plus, mais je me suis dit que cela n'aurait pas été très raisonnable... Quand pensez-vous? 
J'espère que vous avez été gâtés ! Et que votre bibliothèque croule sous les romans ! 

Je vous souhaite à tous de très belles lectures !